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Aux bordures d'un trottoir

Sarah Brink - Unsplash

Paroles : Christiane Delphin-Lombardot
Musique et chant : Sylvain Prévost


I

Les p’tits papiers qu’on a laissé tomber

Des poches percées ou des mains fatiguées

S’écoulent, ce soir, dans la pluie, le brouillard

Et suivent, hagards, les bordures des trottoirs.

Vies chiffonnées au hasard de ma ville,

Mots repliés sous les pas d’une fille...

Imagine-toi si elles avaient mémoire,

Toutes les histoires qu’elles pourraient raconter

A ceux qui passent... les bordures de trottoirs !

 

Ref.

Vies chiffonnées au hasard de ma ville,

Ces p’tits papiers m’interpellent, qui défilent

Sans sourciller… vers quel oubli ?  

 

II

Elles ont tout lu avant de digérer,

Au long des rues, tous ces petits papiers :

Les rires, les pleurs, les morceaux de poème,

Une course à faire, un rendez-vous bohème,

Quelques factures, une dent à arracher...

Et tous ces bouts de vie qui courent sans but,

Abandonnés sitôt qu’à peine vécus,

Se retrouvent donc à tous les coins de rues

L’un contre l’autre... Bien qu’hier inconnus.

 

III

Serrés, pressés, comme sur un quai de gare,

Attendent, patients, le moment du départ. ;

La pluie s’écoule et rejoindra bientôt

La bouche ouverte pour engloutir ces mots.

C’est là qu’un jour, tout à fait par hasard,

Les mots d’un poète ont donné rendez-vous

A un pauv’type, errant en mal d’espoir :

Il s’est baissé, ramassant le petit bout

Qui l’attendait pour remplir son devoir.

IV

T’imagines pas, ce soir, comme il était,

Assis, en larmes de l’avoir retrouvé

Son p’tit bonheur, au bord de ce trottoir :

Juste trois lignes, déchirées d’un carnet,

Qui, comme un signe traversaient les nuages,

Interpellé par ce petit sonnet

Pas même entier, il retrouva courage :

« Tu n’es pas seul pour porter le fardeau,

Relèves-toi et redresses ton dos !

 

Final :

« Tu n’es pas seul pour porter le fardeau,

Pas obligé de peiner sous ce poids ;

Autour de toi, le monde peut être beau !

Lève les yeux,  les miens n’attendent que toi !

Sur le chemin

Photo by LeviBare on Unsplash



Paroles : Julien SCHRICKE
Musique et chant : Sylvain PRÉVOST


Le dernier jour est arrivé,

Tous les rideaux se sont fermés.

J’étais à l’heure, pas en retard,

Si je suis ici, ce n’est pas un hasard.


Le ciel bleu s’est assombri,

Laissant sa place à cette drôle de nuit.

Les nuages ont atteint les étoiles,

Me couvrant d’un triste voile.


Sur le chemin,

Je repense à tous ces instants.

Sur le chemin,

Je me vois encore vivant.


Ma destination reste inconnue,

Où je vais, serai-je le bienvenu ?

Je ne suis pas tout à fait préparé,

Beaucoup de choses ne sont pas achevées.


Le temps n’est plus qu’un souvenir,

Pour le meilleur, comme pour le pire.

Mon âme erre et se répand,

Je suis devenu aussi léger que le vent.


Sur le chemin,

Je repense à tous ces instants.

Sur le chemin,

Je me vois encore vivant.


J’emporte mes secrets, mes illusions,

Quelques remords, des interrogations.

Je n’ai jamais eu la bonne recette,

D’une vie loin d’être parfaite.


De mes rêves les plus fous,

Je ne garde qu’un amer goût.

De mes cauchemars les plus terribles,

Une réalité bien plus horrible


Sur le chemin,

Je repense à tous ces instants.

Sur le chemin,

Je nous vois tous les deux vivants.

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